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SENEGAL-USA-SCIENCE

Les satellites ne peuvent que prévenir les catastrophes, selon un professeur américain

Saint-Louis, 19 mars (APS) -

vendredi 19 mars 2010, par Ahmad M. Diba

La technologie liée aux satellites permet de prévenir des catastrophes comme les ouragans mais ne peut les empêcher, a soutenu le professeur Wesley L. Harris, spécialisé en aéronautique et en astronautique.

Introduisant jeudi une conférence sur le programme spécial américain, Harris a soutenu que les satellites ne peuvent que "servir d’alerte précoce et permettre aux populations de prendre les dispositions pour limiter les dégâts".

Selon lui, il en est de même pour les tremblements de terre que les données fournies par les satellites permettent d’annoncer avec exactitude.

Professeur au Massachusetts Institute of Technologie (MIT), Harris a souligné que s’agissant des ouragans, il est possible de les suivre et de les faire exploser avant terme, avec l’aide d’éléments chimiques.

Mais, a-t-il relevé, cela entraînerait des dégâts énormes sur l’environnement et auprès de la faune marine, une perspective qui, également, est de nature à susciter la désapprobation des défenseurs de la nature.

Il a déclaré que la recherche aéronautique doit servir au progrès de l’humanité, avant de se livrer à faire l’historique de l’expérience des navettes spatiales américaines, un programme devant se terminer en fin en 2011, pour des raisons notamment de coûts.

Parlant des vols habités dans l’espace qu’aucun pays ne peut réussir à lui seul, il a estimé que cela nécessiterait une collaboration entre les différents pays, l’enjeu étant de franchir des pas vers le progrès de l’humanité par la recherche.

En dépit des problèmes économiques et sociaux vécus dans tous les pays, Harris s’est dit convaincu de la nécessité pour l’homme d’explorer l’espace ou d’autres univers, pas seulement pour le plaisir mais pour découvrir des domaines encore inconnus de l’homme.

Estimant que tous les peuples doivent contribuer pour la réussite de ces défis ne serait-ce que par les idées, l’intelligence étant un bien commun, il a affirmé que si l’homme parvient à dompter la nature, les conséquences seront inimaginables et peuvent régler certains problèmes de santé et de nourriture à travers le monde.

Parlant des objectifs de son pays dans ce domaine, il a relevé le choix de l’administration Obama consistant à privilégier un programme pour explorer Mars plutôt que de retourner sur la lune.

Pour M. Harris qui dit partager cette option nouvelle, la technologie nécessaire pour le voyage sur la lune étant maîtrisé à 99 pour cent, le challenge véritable est lié à l’exploration de Mars, pour de nouvelles découvertes sur les moyens d’y aller notamment.

Intervenant à la fin de cette conférence suivie par un nombreux public intéressé par le sujet, l’attachée culturelle de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal, Kristin Stewart, s’est félicitée de cette collaboration avec l’UGB.

Il a rappelé que les Etats-Unis ont choisi de nouer dans ce domaine des partenariats et n’envisagent pas de coloniser la lune pour en faire leur chasse gardée.

Le recteur de l’université Gaston Berger de Saint-Louis Mary Teuw Niane a émis le voeu de voir cette rencontre susciter des vocations pour les jeunes étudiants qui doivent selon lui prendre exemple sur le conférencier.

Le professeur Harris occupe présentement plusieurs fonctions dont celles de directeur de l’Initiative de maintien Lean (MIT, Cambridge, Massachusetts). Il fut également chef du département d’aéronautique de MIT de 2003 à 2008.

P.-S.

AMD/BK

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