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La grève de la Convergence ‘’peu ressentie’’ à Abbas Ndao et Principal

Dakar, 22 juil (APS) –

jeudi 22 juillet 2010, par Amadou Samba Gaye

La grève nationale de 48 heures déclenchée mercredi par la Convergence du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale et le Syndicat autonome de la santé (Sutsas-Sas), ne semble pas avoir été bien ressentie au Centre hospitalier Abbas Ndao et à l’hôpital Principal de Dakar, a constaté l’Aps.

Le décor est partout le même dans ces deux établissements sanitaires. Les patients attendent comme d’habitude d’être reçus par les médecins. Et ils soutiennent même ne pas être au courant de la grève et qu’ils sont bien accueillis par le personnel hospitalier.

A la maternité du Centre hospitalier Abbas Ndao, les différentes salles d’attente sont envahies par des patientes qui attendent d’être reçues par les médecins.

Assise dans l’une de ces salles en compagnie de sa mère, Aminata Diop déclare, l’air surprise : ‘’Je ne suis même pas au courant de la grève. J’ai acheté mon ticket et j’attends la sage-femme. Je n’ai même pas entendu parler de la grève, c’est vous qui me l’apprenez.’’

Même son de cloche chez les autres personnes rencontrées sur les lieux. Trouvée au service de chirurgie de l’hôpital Principal, Fatou Bintou Dione, qui s’était dans premier temps rendue à l’Hôpital Aristide Le Dantec où le mouvement est bien suivi, déclare : ‘’On n’a pas eu de difficultés à être reçus. On traite bien mon patient’’.

Une situation qui semble bien loin de celle de l’hôpital Le Dantec où, dit-elle, son patient a passé la nuit ‘’sans recevoir de soins’’. Dans cet établissement sanitaire, indique-t-elle, le personnel a vite fait de signifier qu’il était en grève.

‘’On est là depuis hier (NDRL : mercredi), mais on n’a pas l’impression qu’il y a une grève. On traite normalement mon patient’’, témoigne Alioune Badara Diagne, lui aussi accompagnateur.

Cet état de fait n’est pas cependant le fait du hasard. ‘’Au niveau du centre hospitalier Abbas N’dao, il n’ y a pas de médecin affilié au Sutsas –Sas. C’est pourquoi la grève n’a pas été ressentie ici’’, explique un médecin rencontré au service de chirurgie de l’hôpital Abass Ndao qui a requis l’anonymat.

Pour cet autre médecin rencontré au service de chirurgie de Principal, le fait que le mouvement n’a pas affecté cet établissement hospitalier tient au fait que tous les médecins qui y travaillent ‘’sont des militaires’’. Il n’y a donc pas de syndicalistes dans cet hôpital, ajoute-t-il.

Par contre, les infirmiers et autres aide-soignants affiliés au Sutsas ont bien suivi le mouvement d’humeur, tout en assurant le service minimum.

Sory Cissé, aide-soignant au service orthopédie2-Traumatologie, déclare : ‘’Le Sutsas est minoritaire ici. Je suis là pour assurer le service minimum.’’

‘’Nous avons des collègues qui sont en grève. Mais, nous avons choisi de rester pour assister les patients, parce que ce sont des humains comme nous’’, explique-t-il, soulignant que c’est la conscience professionnelle qui l’a poussé, lui et ses camarades, à assister les patients.

P.-S.

SS/EMC/ASG

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