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SENEGAL-MINES

Plaidoyer pour l’effectivité de la Directive de la Cedeao

Dakar, 30 juil (APS) –

vendredi 30 juillet 2010, par Adama Ly Diouf

La Directive adoptée en mai 2009 par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest peine à être effective du fait d’un problème de vulgarisation et de mise en œuvre malgré des débuts intéressants sur le terrain’’, a estimé le président du Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’Enfant et à la Paix (GRA-REDEP).

’’Il est important de renforcer ce début de mise en œuvre et encourager le Gouvernement à aller de l’avant dans l’application de la Directive sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier à travers une meilleure vulgarisation du texte’’, a dit Gaspard Onokoko Onosal, vendredi lors de la célébration du 1er anniversaire de l’adoption du document.

La Directive entend ’’créer un environnement minier favorable au développement macroéconomique durable en améliorant les dysfonctionnements constatés souvent dans les industries d’’extractions minières de l’Afrique de l’Ouest pour améliorer la situation des communautés minières’’.

Le Groupe Agora qui travaille sur les droits humains, s’investit ainsi pour la vulgarisation de la Directive qui va régler le droit des communautés minières, surtout le développement de la région minière Kédougou qui abrite le site de Sabodola.

‘’La célébration de la date d’adoption de la directive par la Cedeao s’explique par la volonté du Groupe de rappeler l’importance de la directive pour sensibiliser davantage les médias, les autorités, les populations et surtout les autorités à la mise en œuvre de cet instrument d’une grande importance régionale’’, a dit M. Onokoko.

En effet, a-t-il ajouté, sur le terrain, ‘’il ya des actions concrètes qui commencent à être posées dans le cadre surtout de la prise en comme des questions environnementales et du respect des droits des communautés mais surtout des retombées économiques pour les populations qui vivent dans les zones minières’’.

Pour Ibrahima Sory Diallo, le représentant de l’ONG ‘’Lumière’’, actif aussi dans la vulgarisation de la Directive, l’exploitation minière a connu ‘’un second vol’’ au Sénégal parce qu’au début, ‘’il y avait une violation de certains textes notamment le code de l’environnement et le code minier surtout en ce qui concerne les études d’impact environnementales et sociales’’.

‘’Après un plaidoyer très fort de la société civile, l’Etat a été très sensible et depuis lors toutes les sociétés d’exploitation minière qui s’installent au Sénégal procèdent à l’étude environnementale’, a-t-il expliqué.

Cela permet d’avoir la situation de référence de la zone d’intervention, la situation pendant et après l’installation des sociétés d’exploitation.

Ainsi de plus en plus des mesures sont prises pour prévenir ou éradiquer certains impacts négatifs inévitables sur l’environnement et sur les populations, selon M. Diallo .

‘’C’est dans ce cadre que nous apprécions à sa juste valeur la directive mais il faut exhorter l’Etat à la mise en œuvre’’, a-t-il ajouté.

Le défi reste toujours ‘’la vulgarisation et la prise en compte effective des préoccupations des populations, les droits humains, le cadre de vie à côté des activités minières d’autant plus que les dispositions réglementaires et législatives existent, il va falloir juste veiller à l’application effective et rigoureuse’’.

‘’L’Etat est dans d’excellentes dispositions pour discuter avec la société civile et les communautés mais nous pouvons aussi compter sur les sociétés minières qui commencent à comprendre que le Sénégal n’est pas comme les autres pays’’, a-t-il assuré.

Pour le représentant du ministre des Mines, depuis l’adoption de la directive, le ministère des mines est partie prenante.

‘’Les principes d’harmonisation, le principe de meilleur partage des revenus au profit des nationaux, le respect de l’environnement, une meilleure transparence dans l’exploitation des ressources étaient déjà en cours dans la politique minière du Sénégal’’, selon Babacar Diouf.

Le Sénégal est l’un des pionniers dans cette dynamique de ‘’gestion transparente’’, a-t-il souligné, donnant l’exemple du programme social participatif mis en œuvre dans la région de Kédougou.

Il a aussi évoqué l’exemple du code minier de 2003 avec la création du Fonds de péréquation et le Fonds de réhabilitation des sites miniers qui concourent ‘’d’une certaine minière à la transparence puisque les recettes minières seront visibles avec une part transférée aux collectivités locales’’.

‘’Nous comptons améliorer cette transparence en s’appuyant sur la Directive de la Cedeao, puisque c’est une exigence du monde moderne’’, a dit le représentant du ministère des Mines.

P.-S.

ADL/ADC

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